Le Grap-a-Kongo : expression de l’Afrique en Guadeloupe

Chaque année, le 1er novembre, Marie-France Massembo organise le Grap-a-Kongo. Cette tradition familiale est apparue en Guadeloupe avec l’arrivée des Kongos suite à l’abolition de l’esclavage. Marie-France, arrière petite-fille de Kongo, fait ainsi vivre un héritage qui s’est transmis de génération en génération. L’anthropologue Justin-Daniel Gandoulou qui étudie depuis quelques années le Grap-a-Kongo, nous propose de découvrir les résultats de son travail à travers l’ouvrage qu’il a rédigé qui s’intitule : Kongos de Guadeloupe, rites d’une identité préservée. Ils ont tous deux été nos interlocuteurs afin de nous présenter cette pratique culturelle.

M. B. : Marie-France Massembo, qu’est-ce que le Grap-a-Kongo ?

M-F. M. : Le Grap est une façon pour nous de célébrer la fête des morts. J’ai vu ma mère le faire. Elle, avant, avait su sa mère le faire, etc. C’est dans la famille et cela s’est transmis jusqu’à notre génération. Ma mère organisait le Grap mais elle est décédée, il y a maintenant 10 ans de cela. Donc, depuis lors, j’organise le Grap.

M. B. : Mr Gandoulou, en tant que chercheur, pouvez-vous nous présenter cette cérémonie ?

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